Comment rédiger un texte  ?

 

Présentation

Vous devez préparer votre lecteur à assimiler un certain nombre d’idées. D’une personne qui comprend vous devenez une personne qui doit se faire comprendre. Pour communiquer un message avec logique et clarté, vous devez insérer vos idées dans une structure particulière comportant trois parties : l’introduction, le développement et la conclusion.

 

Méthode

 

1. L’introduction

L’introduction sert d’entrée en matière, elle présente le travail. Il s’agit d’un court texte qui vise à amener à poser puis à diviser le sujet du travail. L’introduction n’est ni un résumé ni un historique, encore bien moins le premier chapitre du travail.

Dans l’introduction, il faut :

 

1.1 Amener le sujet, c’est-à-dire le situer dans un contexte ou le rattacher à une idée directrice (Exemple : qu’est-ce qui m’a amené à choisir le stage plutôt que le mémoire)

 

1.2 Formuler les objectifs du travail.

 

1.3 Diviser le sujet, c’est-à-dire, quand cela s’avère nécessaire, annoncer brièvement les grandes lignes du développement.

 

2. Le développement

Le développement est le corps du travail, le résultat de la recherche ou de l’analyse de texte à laquelle on s’est livré. Le développement se compose de plusieurs idées regroupées en paragraphes, chaque paragraphe développant une idée. Les paragraphes sont distincts mais il est bon d’établir des relations entre eux pour montrer que le travail forme un tout cohérent.

 

Selon l’ordre prévu dans votre plan de travail (table des matières et introduction), vous vous attacherez au développement d’un texte de type informatif.

 

Ce type de développement convient à un travail où l’on doit décrire ou énumérer des faits, expliquer ou résumer une situation vécue (votre stage en entreprise). Il se caractérise par l’exposition de faits ou d’idées.

Dans ce cas, la procédure est la suivante :

exposer les idées de façon linéaire c.-à-d. dans un ordre logique et cohérent; (présentation de ma société de stage, énumération des tâches effectuées, développement de mon sujet théorique,…)

 

 

Le développement d’un texte de type argumentatif (commentaire critique ou dissertation) convient au mémoire.

Cet autre type de développement peut servir lorsque l’on a à discuter de quelque chose. Ce peut être pour confronter des idées en opposition; il peut s’agir d’une question ou d’un problème auxquels il faut trouver une solution; ou encore, d’une réflexion personnelle ou une critique que l’on veut exprimer. Ce genre de développement s’applique là où on demande une plus grande implication personnelle.

 

Tenez compte des étapes suivantes :

• présenter brièvement le problème, la question ou la pensée de l’auteur à commenter;

• indiquer les idées qui seront explicitées, clarifiées ou critiquées.

De plus, on peut rédiger l’argumentation (elle peut consister en la justification d’une opinion) à l’aide d’arguments fondés sur des faits ou des idées.


De même, vous pourriez nuancer la pensée d’un auteur en faisant ressortir les forces ou les faiblesses de son argumentation. On peut insister davantage sur les unes ou sur les autres selon que l’on privilégie la critique positive ou négative.

 

Attention de ne jamais oublier de citer l’auteur des textes que vous empruntez en effectuant des reports de bas de page.

 

3. La conclusion

La conclusion sert à revoir les grandes lignes du travail. Il faut revenir de façon concise sur ce qui a été vu et indiquer les limites de son travail.

Dans une conclusion de rapport de stage, on peut dire "Ce stage m'a beaucoup apporté parce que ...." ou "Ce stage a été décevant parce que..."

Dans une conclusion de mémoire, on ne doit pas apporter d’idées nouvelles. Ce ne doit pas, non plus, être une conclusion à

l’expérience vécue, mais une conclusion aux idées qui ont été auparavant développées. Il faut donc éviter les formules du genre :

« J’ai ou je n’ai pas aimé faire ce travail ».

Suivre les étapes suivantes :

• faire un retour sur ce qui était l’objectif du travail;

• faire la synthèse des idées présentées;

resituer le travail dans un cadre plus large en indiquant les questions restées sans réponse. Le cas échéant, vous pouvez nuancer les idées ou opinions avancées.

 

N.B. Veillez à l’équilibre de votre travail. L’introduction et la conclusion ne doivent pas prendre plus de place que le développement! Normalement, le développement devrait occuper environ 80 % de votre texte.

 

Défauts à éviter

 

À l’introduction

 

1. Sujet présumément connu .

Évitez de laisser sous-entendre que votre lecteur ou lectrice sait à l’avance ce dont

vous devez parler. Votre première tâche dans l’introduction est d’amener le sujet que, par convention, le correcteur ou la correctrice ignore. Vous devez donner l’envie au lecteur d’analyser votre travail.

2. Sujet mal amené

Évitez de débuter par des aspects trop spécifiques. Situez votre travail dans un cadre général.

3. Sujet mal posé

Évitez les évidences ou banalités. Ne soyez pas trop vague. Essayez de préciser la question à laquelle vous vous proposez de répondre.

4. Introduction incomplète

Vous devez présenter l’ordre que vous allez suivre. Après avoir posé le problème, il faut, quand cela s’avère nécessaire, annoncer les étapes du développement qui doit vous permettre de le résoudre.

 

Au développement

 

5. Répertoire incohérent d’idées

Évitez de faire de votre travail une simple collection d’idées juxtaposées les unes aux autres. Votre travail doit être la manifestation d’une pensée qui chemine dans le but d’atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé (votre idée directrice).

6. Contradictions apparentes

Évitez de passer d’une idée à son contraire, sans raison explicite. Tout changement de perspective doit être justifié. Si vous présentez une idée qui n’est pas de vous ou si vous nuancez certaines de vos affirmations, signifiez-le clairement.

7. Digressions ou déviations

Évitez de présenter des idées qui n’ont pas de lien direct avec votre sujet et avec votre objectif. Assurez-vous que les idées émises sont pertinentes.

8. Manque de transition entre les parties du développement

Évitez de laisser au lecteur ou à la lectrice le soin de devoir faire les liens entre les idées.

Dans un texte, il faut établir des transitions entre les paragraphes (idées secondaires) et

même entre les phrases. Une bonne transition facilite et justifie le passage d’une idée à une autre.

Il y a différents types de transition :

*l’alternative : « ou … ou … », « soit …soit … »;

*la conséquence : « ainsi », « par conséquent », « donc »;

*l’opposition : « par contre », « cependant », « toutefois »;

*l’explication : « à savoir », « c’est-à-dire»;

*la conclusion : « finalement », « bref »,« en conclusion ».

 

9. Paragraphes trop brefs ou mal situés

Évitez l’arbitraire dans l’élaboration et la disposition d’un paragraphe. Chaque paragraphe doit clarifier une idée

secondaire. Les idées secondaires servent à la démonstration de vos idées principales.

Les idées principales servent à développer votre idée directrice.

10. Développement désordonné

Évitez la simple présentation de cas particuliers. Les exemples doivent éclairer et justifier vos affirmations; en aucun cas, ils ne doivent les remplacer. Évitez les vagues évidences. Il est indispensable que votre

développement s’appuie sur des faits (observables) ou des idées (objectives

 

 

À la conclusion

11. Conclure n’est pas que résumer

Ne limitez pas votre conclusion à la simple récapitulation des idées du développement;

faites-en une synthèse dynamique en mettant en valeur le cheminement de votre pensée et de votre parcours.

12. Conclure n’est pas développer

Évitez l’ajout d’arguments nouveaux en fin de course. Bien qu’il y ait place à la nuance, une conclusion doit apporter une réponse définitive à votre travail.

13. Trop de diplomatie

Évitez les compliments adressés au correcteur ou à la correctrice. Évitez les manifestations d’indifférence par rapport à votre sujet. Vous devez tirer des conséquences de votre travail et savoir clairement où vous vous situez suite à votre travail.

 

RAPPEL

 

Un texte bien structuré doit comprendre les éléments suivants :

une introduction

Il importe d’introduire le lecteur au sujet de votre travail et de lui donner l’envie de vous lire.

un développement

Privilégiez le type de développement qui correspond le mieux au type de texte (informatif pour le rapport de stage ou argumentatif pour le mémoire) que vous rédigez.

une conclusion

Vous devez dans celle-ci rappeler votre idée directrice.